J'ai découvert le site des "Impromptus littéraires" (lien ici) en visitant le blog de "Ma Cocotte" ( lien ici)
et j'avais trouvé le blog de la Cocotte dans les commentaires du site "Chevaliers des touches" de l'écrivain Martin Winckler (lien ici). Lui, je ne me rappelle plus trop comment je l'ai trouvé. Probablement que c'est en effectuant une recherche sur le film "La maladie de Sachs", réalisé par Michel Deville en 1999 à partir du roman de Winckler (lien ici).
Je n'ai pas touché à mon roman au cours de la périodes des Fêtes et depuis je ne ressens pas un gros désir de m'y remettre. Je suis tanné de toujours baigner dans la même histoire. Une histoire que je n'arrive plus à développer. Depuis des mois, je ne fais que corriger ou modifier des passages qui m'apparaissent faibles et il me semble que je n'en finirai jamais.
À chaque semaine, le site des "Impromptus littéraires" propose de créer un texte à partir d'un thème. Je crois que cela pourrait m'être bénéfique de participer à cette activité.
Le thème de cette semaine :
"Ancien moulin, tourelle, colombier ou gâteau de pierre, vous ignoriez que l'édifice recelait un document en partie effacé, un étrange puzzle de mots énigmatiques : parfum, consentir, lumignon, croquembouche, impitoyable.
En utilisant tous les mots sous la forme qui vous plaira, imaginez en vers ou en prose ce qui vous semble être le message original caché dans la tour."
Voici donc celui que j'ai écrit. Cela s'appelle "Les mots oubliés".
Cette année-là, Isabelle et Marcel voulurent faire changement pour leurs vacances. Au lieu de partir en auto explorer une région ou l’autre du pays, ils avaient loués une maison de campagne et projetaient d’y passer la plus grande partie de ces semaines si attendues pour se reposer. Ils se rendaient compte en effet qu’ils vieillissaient et que les voyages parsemés d’imprévus ne leur permettaient pas de se détendre autant qu’ils le désiraient afin de pouvoir être en forme pour la rentrée. Au contraire, ils se sentaient parfois plus fatigués à la fin de leur vacances qu’au début et, d’année en année, ils étaient de plus en plus terrorisés devant l’impitoyable tâche qui les attendait.
Le pire, c’était que c’était Marcel qui avait le plus de problèmes même s’il ne voulait pas l’admettre. Isabelle en était même venue à craindre qu’il fasse une dépression et pourtant elle avait eu toutes les peines du monde à lui faire accepter de changer leurs habitudes de vacances. Pour lui, consentir à renoncer à ces semaines de nomadisme revenait à accepter qu’il était désormais incapable de s’offrir la seule possibilité qu’il avait d’échapper à la routine. Évidemment, comme l’idée de ce projet ne venait pas de lui, il bougonnait.
La maison qu’ils avaient trouvés sur internet était à peu près comme Isabelle se l’était imaginée : située à quelques kilomètres du plus proche village et entourée de champs et de boisés qui la séparaient des maisons voisines. Ils en avaient fait le tour à leur arrivée, mais comme il était tard, ils n’avaient pas pu explorer le terrain qui était plongé dans le noir. Au matin, Isabelle s’était levée la première et, en faisant bien attention de ne pas réveiller son homme, elle était sortie par la porte arrière pour aller s’asseoir dans la balançoire qui se trouvait sur la galerie. Le soleil, levé déjà depuis plusieurs heures, achevait d’évaporer la rosée du matin et du même coup faisait circuler dans l’air le suave parfum des centaines de fleurs dispersées sur un vaste terrain qui semblait être un jardin abandonné. Au delà, un chemin s’enfonçait entre les arbustes, qui semblaient être en train d’envahir le jardin, et disparaissait derrière un méandre. Attirée par l’inconnu, Isabelle se leva et alla dans cette direction.
À son retour, Marcel était dans la cuisine. Il avait préparé du café et il s’affairait à disposer sur la table les achats qu’ils avaient fait la veille en vue de leur petit-déjeuner.
T’étais où ?
En arrière de la maison, il y a un chemin et je l’ai suivi.
Et il mène où ?
Jusqu’à la rivière.
C’est tout ?
Non, il y a aussi une tour.
Une tour ?
Oui, une sorte de tour en pierres toute déglinguée. C’est à se demander comment elle peut encore tenir debout.
Comment ça se fait qu’il y a une tour à cet endroit. À quoi elle pouvait servir ?
Je ne sais pas Marcel. Faudrait s’informer.
Ouais. Après le petit-déjeuner, nous irons au village pour nous approvisionner. Nous pourrons demander.
Il y avait des mots écrits sur une des pierres au dessus de la porte.
Il y avait une porte ?
Oui.
Et tu es entrée ?
Bein non, voyons ! C’est en ruine. Tout peut s’écrouler d’une minute à l’autre. En plus, elle était barrée.
Donc, tu as essayé de l’ouvrir ?
J’ai juste poussé un peu.
Isabelle !
...
Et qu’est-ce qui était écrit sur cette pierre ?
Je ne m’en souviens plus.
Voyons donc, Isabelle. Comment tu peux ne pas t’en souvenir toi qui est si fière de ta mémoire phénoménale ? Je ne te crois pas. Fais un effort.
Je t’assure Marcel que j’essaie de m’en souvenir, mais il n’y a rien à faire, je n’y arrive pas.
Dans ce cas, nous allons tout de suite y retourner pour voir cela. Je suis intrigué.
Moi, je n’ai pas envie d’y aller. Vas-y tout seul. Je vais t’attendre ici.
Ok. J’y vais.
Marcel voulut l’embrasser avant de partir, mais il ne put le faire. Inexplicablement, elle s’était esquivée à son approche et il ne put échanger qu’un lointain regard avec elle, alors qu’il avait déjà traversé la porte. Elle lui parut étrangement triste.
Il marcha rapidement et en arrivant près de la rivière il ne trouva pas de tour, seulement un tas de pierres. Sur l’une d’elles, il put deviner ces mots faiblement gravés :
Isabelle vient éteindre le lumignon du croquembouche
D'un côté, il y a ce que j'écris et, "à côté", il y a des lectures, des films et quelques autres aventures...
mardi 17 janvier 2012
lundi 12 décembre 2011
1Q84
Feuilleté 1Q84, un roman japonais de Haruki Murakami, ce midi chez Renaud-Bray. J’en ai lu une dizaine de pages et j’ai dû me retenir très fort pour ne pas immédiatement l’acheter. Si j’achetais tous les livres qui me tombe dans l’oeil, j'y passerais toutes mes payes, et l’expérience m’a appris que mes coups de foudre peuvent parfois être très décevants. Combien des livres que j'ai acheté au cours des dernières années sont restés à moitié lus ?
Par contre, pour 1Q84, je vais y repenser. Disons que je m’accorde un peu de temps de réflexion, mais pour l’instant j’ai l’impression que c’est très fort. La force de l’écriture ressortait à chaque ligne que je le lisais. À côté de ça, mon roman c’est de la petite bière. Une écriture de collégien. Ça m'enlève le goût de continuer. À quoi ça sert de travailler autant pour arriver à un si piètre résultat quand on peut passer sa vie à lire l'écriture géniale des autres ?
Par contre, pour 1Q84, je vais y repenser. Disons que je m’accorde un peu de temps de réflexion, mais pour l’instant j’ai l’impression que c’est très fort. La force de l’écriture ressortait à chaque ligne que je le lisais. À côté de ça, mon roman c’est de la petite bière. Une écriture de collégien. Ça m'enlève le goût de continuer. À quoi ça sert de travailler autant pour arriver à un si piètre résultat quand on peut passer sa vie à lire l'écriture géniale des autres ?
vendredi 28 octobre 2011
Les Corrections - Jonathan Franzen (suite et fin)
J’ai enfin terminé la lecture des Corrections. Fiou !
Une belle écriture, assurément, mais pénible à lire. C’est long ! Et je peux imaginer aussi comment cela a dû être pénible à écrire.
Malgré les difficultés rencontrées, les passages et chapitres concernant les trois enfants de la famille Lambert valent la peine d’être lus. Le cheminement de chacun d’entre eux au cours des mois qui précèdent le moment où ils prendront la décision de faire hospitaliser leur père, un coup passé la période des Fêtes, est minutieusement décrit et constitue la trame de cet ambitieux roman.
Le problème, c’est le discours intérieur d’Alfred, le père, un homme souffrant de la maladie de Parkinson et probablement aussi de la maladie d’Alzheimer même si cela n’est pas mentionné. À la fin du roman on mentionne un diagnostic de démence. Ce fut peut-être un tour de force pour l’écrivain d’arriver à si bien représenter les pensées qui peuvent traverser l’esprit d’un homme accablé par une telle déchéance mentale et physique, mais ce l’est tout autant pour le lecteur. Je peux en témoigner. Je crois que je mérite une médaille.
Pas certain du tout que je lirai Freedom.
Une belle écriture, assurément, mais pénible à lire. C’est long ! Et je peux imaginer aussi comment cela a dû être pénible à écrire.
Malgré les difficultés rencontrées, les passages et chapitres concernant les trois enfants de la famille Lambert valent la peine d’être lus. Le cheminement de chacun d’entre eux au cours des mois qui précèdent le moment où ils prendront la décision de faire hospitaliser leur père, un coup passé la période des Fêtes, est minutieusement décrit et constitue la trame de cet ambitieux roman.
Le problème, c’est le discours intérieur d’Alfred, le père, un homme souffrant de la maladie de Parkinson et probablement aussi de la maladie d’Alzheimer même si cela n’est pas mentionné. À la fin du roman on mentionne un diagnostic de démence. Ce fut peut-être un tour de force pour l’écrivain d’arriver à si bien représenter les pensées qui peuvent traverser l’esprit d’un homme accablé par une telle déchéance mentale et physique, mais ce l’est tout autant pour le lecteur. Je peux en témoigner. Je crois que je mérite une médaille.
Pas certain du tout que je lirai Freedom.
lundi 24 octobre 2011
Lectures et cinéma de la semaine
Le temps passe et mes lectures n’avancent guère, car j’y consacre très peu de temps, à peine un vingt minutes ou une petite heure, parfois, le soir, avant d’aller me coucher.
Cependant, j’ai quand même réussi à terminer le livre de Harry Mulisch, « Siegfried, une idylle noire ». Mulisch est supposément le meilleur écrivain hollandais. J’espère que ses autres romans sont meilleurs que celui-ci. «Siegfried» démarre en lion mais se termine en lapin. Lapin ? Est-ce bien la bonne expression ? Peu importe, l’idée se comprend. C'est le récit d’un vieil écrivain hollandais qui se rend en Autriche pour recevoir un prix littéraire en hommage à son dernier roman. Au cours de son séjour, il fait connaissance avec un couple de vieillards qui ont été au service de Hitler dans son refuge alpin. Ils lui révèlent que Hitler a eu un enfant avec Eva Braun, mais qu'il l'a fait assassiner parce qu'il avait des doutes sur la pureté aryenne de Eva. C'est intéressant, surtout au début. Malheureusement, la dernière partie est la reproduction d’un journal intime supposément écrit par Eva Braun qui raconte les derniers jours du 3e Reich, un peu comme une reprise du film La Chute. Dans ce journal fictif, elle confirme l’existence de cet enfant. C'est un peu... bof...
J’ai fait quelques avancées dans «Les Corrections» de Jonathan Franzen sans que ça me donne le goût de m’y investir davantage, mais je le finirai un jour, c’est certain !
Par contre, j’ai lu avec beaucoup de plaisirs quelques chapitres de plus dans «L’Oeuvre au Noir» de Marguerite Yourcenar.
Il y a aussi un livre de bandes dessinées qu'on m'a passé et qui retient parfois mon attention. J'en lis une section de temps en temps. Il s’agit de «Palestine» de Joe Sacco. Un album de journalisme en bande dessinée consacré à l’Intifada palestinienne du début des années 90. C’est en noir et blanc, donc assez sombre, et les plans ne sont pas toujours disposés de gauche à droite de façon linéaire. De plus, les textes sont souvent éparpillés dans le dessin, de sorte que cela nécessite une certaine adaptation pour s’y comprendre. Mais c’est sans aucun doute fait avec beaucoup d’honnêteté, le dessinateur n’omettant pas ses gaffes et erreurs de jeune américain souvent naïf et parfois même un peu con qui cherche à établir des contacts lors d'un voyage au Moyen-Orient dans des sociétés fortement marquées par la violence et les ségrégations.
Je me suis retenu très fort pour ne pas courir aller m’acheter un livre de Jacques Côté. C'est un écrivain de Québec qui a publié ce mois-ci un roman historique « Le sang des prairies», deuxième de la série «Les Cahiers noirs de l’aliéniste», qui raconte les aventures de Georges Villeneuve, un médecin québécois spécialiste en médecine légale à la fin du 19e siècle. Dans «Le sang des prairies», il est encore aux études. Pour payer celles-ci, il s’est engagé dans la milice et il est appelé à aller enquêter sur les lieux d’un massacre qui a eu lieu lors du soulèvement des métis. Le site des éditions À Lire est vraiment très bien fait et on peut feuilleter en ligne une trentaine de pages de chacun des romans qu’ils ont publiés. C’est ainsi que j’ai découvert une série de quatre romans de Jacques Côté ayant pour héros Daniel Duval, un enquêteur de la Sûreté du Québec. Ce que j’ai lu m’a beaucoup plu et je suis certain que je vais mettre la main sur l’un d’eux à la prochaine occasion.
À part de cela, côté cinéma, la semaine passée nous avons été voir Moneyball avec Brad Pitt dans le rôle principal. Nous avons beaucoup aimé. Rien de spectaculaire, mais c’est intelligent et bien joué, et... sans sexe ! Ça c’est rare ! Cette semaine, deux films québécois nous attirent : Marécage et Décharge. La discussion ne nous a pas encore permis de prendre une décision quant à savoir lequel nous irons voir. J'irais bien aux deux, mais c'est un peu utopique de croire que cela se réalisera.
La journée a été bonne aujourd'hui en écriture malgré la fatigue occasionnée par mon travail de fin de semaine. La réécriture que j'avais entreprise parce que je ne savais plus trop où je m'en allais avec mon intrigue est terminée et j'ai recommencé à écrire du nouveau stock. J'en suis bien content.
Cependant, j’ai quand même réussi à terminer le livre de Harry Mulisch, « Siegfried, une idylle noire ». Mulisch est supposément le meilleur écrivain hollandais. J’espère que ses autres romans sont meilleurs que celui-ci. «Siegfried» démarre en lion mais se termine en lapin. Lapin ? Est-ce bien la bonne expression ? Peu importe, l’idée se comprend. C'est le récit d’un vieil écrivain hollandais qui se rend en Autriche pour recevoir un prix littéraire en hommage à son dernier roman. Au cours de son séjour, il fait connaissance avec un couple de vieillards qui ont été au service de Hitler dans son refuge alpin. Ils lui révèlent que Hitler a eu un enfant avec Eva Braun, mais qu'il l'a fait assassiner parce qu'il avait des doutes sur la pureté aryenne de Eva. C'est intéressant, surtout au début. Malheureusement, la dernière partie est la reproduction d’un journal intime supposément écrit par Eva Braun qui raconte les derniers jours du 3e Reich, un peu comme une reprise du film La Chute. Dans ce journal fictif, elle confirme l’existence de cet enfant. C'est un peu... bof...
J’ai fait quelques avancées dans «Les Corrections» de Jonathan Franzen sans que ça me donne le goût de m’y investir davantage, mais je le finirai un jour, c’est certain !
Par contre, j’ai lu avec beaucoup de plaisirs quelques chapitres de plus dans «L’Oeuvre au Noir» de Marguerite Yourcenar.
Il y a aussi un livre de bandes dessinées qu'on m'a passé et qui retient parfois mon attention. J'en lis une section de temps en temps. Il s’agit de «Palestine» de Joe Sacco. Un album de journalisme en bande dessinée consacré à l’Intifada palestinienne du début des années 90. C’est en noir et blanc, donc assez sombre, et les plans ne sont pas toujours disposés de gauche à droite de façon linéaire. De plus, les textes sont souvent éparpillés dans le dessin, de sorte que cela nécessite une certaine adaptation pour s’y comprendre. Mais c’est sans aucun doute fait avec beaucoup d’honnêteté, le dessinateur n’omettant pas ses gaffes et erreurs de jeune américain souvent naïf et parfois même un peu con qui cherche à établir des contacts lors d'un voyage au Moyen-Orient dans des sociétés fortement marquées par la violence et les ségrégations.
Je me suis retenu très fort pour ne pas courir aller m’acheter un livre de Jacques Côté. C'est un écrivain de Québec qui a publié ce mois-ci un roman historique « Le sang des prairies», deuxième de la série «Les Cahiers noirs de l’aliéniste», qui raconte les aventures de Georges Villeneuve, un médecin québécois spécialiste en médecine légale à la fin du 19e siècle. Dans «Le sang des prairies», il est encore aux études. Pour payer celles-ci, il s’est engagé dans la milice et il est appelé à aller enquêter sur les lieux d’un massacre qui a eu lieu lors du soulèvement des métis. Le site des éditions À Lire est vraiment très bien fait et on peut feuilleter en ligne une trentaine de pages de chacun des romans qu’ils ont publiés. C’est ainsi que j’ai découvert une série de quatre romans de Jacques Côté ayant pour héros Daniel Duval, un enquêteur de la Sûreté du Québec. Ce que j’ai lu m’a beaucoup plu et je suis certain que je vais mettre la main sur l’un d’eux à la prochaine occasion.
À part de cela, côté cinéma, la semaine passée nous avons été voir Moneyball avec Brad Pitt dans le rôle principal. Nous avons beaucoup aimé. Rien de spectaculaire, mais c’est intelligent et bien joué, et... sans sexe ! Ça c’est rare ! Cette semaine, deux films québécois nous attirent : Marécage et Décharge. La discussion ne nous a pas encore permis de prendre une décision quant à savoir lequel nous irons voir. J'irais bien aux deux, mais c'est un peu utopique de croire que cela se réalisera.
La journée a été bonne aujourd'hui en écriture malgré la fatigue occasionnée par mon travail de fin de semaine. La réécriture que j'avais entreprise parce que je ne savais plus trop où je m'en allais avec mon intrigue est terminée et j'ai recommencé à écrire du nouveau stock. J'en suis bien content.
mardi 11 octobre 2011
Marguerite Yourcenar
Hier soir, j’ai été voir «Sur les traces de Marguerite Yourcenar», un documentaire de la réalisatrice québécoise Marilù Mallet présenté au cinéma Parallèle.
Je connais assez bien Yourcenar pour avoir déjà suivi un cours d’une session sur son oeuvre en 2002. J’ai une dizaine de ses livres dans ma bibliothèque. Si je suis allé voir ce film, c’est à cause de l’un d’eux : L’Oeuvre au Noir. C’est aussi à cause de lui que j’avais choisi de suivre ce cours. Il a été publié en 1968, mais je suis à peu près certain de ne pas l’avoir acheté à ce moment là. Je dois l’avoir emprunté à la bibliothèque au cours des années 70 ou 80. Chose certaine, je l’ai lu plusieurs fois. Je crois me rappeler avoir déjà dit que je le lisais à tous les cinq ans environ, motivé à chaque fois par un rappel quelconque de son existence et par la forte impression que je gardais de certains passages. Dans le film d’hier, on peut voir que Yourcenar est venue à Québec en décembre 1987. C’est l’année de mon emménagement à Montréal, mais j’ai sûrement dû le relire une fois de plus à cette occasion.
Cette fois, c’est en parcourant un blogue «Chevaliers des Touches» tenu par un écrivain français Martin Winckler que ce roman est revenu dans ma vie. Winckler est connu pour avoir écrit un roman, La Maladie de Sach, dont Michel Deville a fait un très beau film en 1999. Sur son site internet, il invite les gens à y parler des livres ou des films qui les ont marqués pendant leur enfance. L’entrée du 10 octobre traitait de trois romans : Les Enfants du Capitaine Grant de Jules Vernes, Nadja d’André Breton et L’Oeuvre au Noir de Yourcenar. En lisant cela, je me suis levé de mon siège pour aller chercher l’exemplaire, que je m’étais acheté quand j’ai suivi le cours, et je l'ai feuilleté.
Je devais être un peu nostalgique ce matin là, car un peu plus tôt, j’avais fait une recherche pour trouver des informations sur l’auteur du premier livre que j’ai eu dans ma vie : L’Or des Incas. Je l’avais gagné comme prix de fin d’année en troisième année. Je devais avoir 8 ans environ. Au cours de cette recherche, j’ai appris que son auteur, Jacques Seyr, était un des pseudonyme utilisé par Henri Vernes, le créateur de Bob Morane, le célèbre aventurier des éditions Marabout de ma jeunesse. L’Or des Incas est un livre qui m’a énormément marqué et je crois qu’il est à l’origine de mon amour de l’Histoire. Il raconte la conquête de l’empire inca par les espagnols. Du même auteur j’avais acheté plus tard un autre livre sur la conquête du Mexique par Cortès.
Je crois que j’ai fait cette recherche afin de tenter de m’expliquer le plaisir que je ressens de ce temps-ci à traduire en français El Establecimiento de la Dominacion Espanola en Colombia, un livre de l’historien colombien Jorge Orlando Melo. C’est vraiment très intéressant de lire l’histoire de la découverte des Amériques à travers le regard d’un latino-américain. À côté de cela, les livres qui racontent cette histoire en français sont, à mon avis, d’une fadeur incommensurables.
Avant d’aller voir le film, j’ai relu le premier chapitre de L’Oeuvre au Noir. Zénon, le personnage principal, est en route pour Compostelle où il compte aller étudier l’alchimie auprès d’un vieux savant. En chemin, il rencontre Henri-Maximilien, son cousin, qui, lui, est en route pour s’engager dans l’armée de François 1er alors en lutte contre Charles Quint. Contrairement à Zénon, qui entend développer son esprit loin des inepties de ce monde, Henri-Maximilien veut connaître la gloire à travers la guerre. Zénon veut parcourir le monde, non pour le conquérir, mais pour l’étudier, car «Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison ?» et il est persuadé que quelqu’un l’attend là-bas au-delà des Pyrénées. Qui, lui demanda Henri-Maximilien ? «Moi-même» lui répondit Zénon.
Le film de Marilù Mallet m’a déçu. À mon avis sa réalisation n’est pas à la hauteur du grand personnage dont elle veut cerner la vie. Tout le long du film, des scènettes reconstituent certains moments de la vie de Marguerite : enfant, adolescente, jeune adulte... en prenant comme décor les lieux où ces moments ont pu se passer. C’est très faible en comparaison des bouts d’entrevues où on peut voir et entendre Yourcenar. Les entrevues où certaines personnes, dont plusieurs québécois, qui l’ont connue raconte leurs rencontres avec elle sont intéressantes, mais sans plus.
Je connais assez bien Yourcenar pour avoir déjà suivi un cours d’une session sur son oeuvre en 2002. J’ai une dizaine de ses livres dans ma bibliothèque. Si je suis allé voir ce film, c’est à cause de l’un d’eux : L’Oeuvre au Noir. C’est aussi à cause de lui que j’avais choisi de suivre ce cours. Il a été publié en 1968, mais je suis à peu près certain de ne pas l’avoir acheté à ce moment là. Je dois l’avoir emprunté à la bibliothèque au cours des années 70 ou 80. Chose certaine, je l’ai lu plusieurs fois. Je crois me rappeler avoir déjà dit que je le lisais à tous les cinq ans environ, motivé à chaque fois par un rappel quelconque de son existence et par la forte impression que je gardais de certains passages. Dans le film d’hier, on peut voir que Yourcenar est venue à Québec en décembre 1987. C’est l’année de mon emménagement à Montréal, mais j’ai sûrement dû le relire une fois de plus à cette occasion.
Cette fois, c’est en parcourant un blogue «Chevaliers des Touches» tenu par un écrivain français Martin Winckler que ce roman est revenu dans ma vie. Winckler est connu pour avoir écrit un roman, La Maladie de Sach, dont Michel Deville a fait un très beau film en 1999. Sur son site internet, il invite les gens à y parler des livres ou des films qui les ont marqués pendant leur enfance. L’entrée du 10 octobre traitait de trois romans : Les Enfants du Capitaine Grant de Jules Vernes, Nadja d’André Breton et L’Oeuvre au Noir de Yourcenar. En lisant cela, je me suis levé de mon siège pour aller chercher l’exemplaire, que je m’étais acheté quand j’ai suivi le cours, et je l'ai feuilleté.
Je devais être un peu nostalgique ce matin là, car un peu plus tôt, j’avais fait une recherche pour trouver des informations sur l’auteur du premier livre que j’ai eu dans ma vie : L’Or des Incas. Je l’avais gagné comme prix de fin d’année en troisième année. Je devais avoir 8 ans environ. Au cours de cette recherche, j’ai appris que son auteur, Jacques Seyr, était un des pseudonyme utilisé par Henri Vernes, le créateur de Bob Morane, le célèbre aventurier des éditions Marabout de ma jeunesse. L’Or des Incas est un livre qui m’a énormément marqué et je crois qu’il est à l’origine de mon amour de l’Histoire. Il raconte la conquête de l’empire inca par les espagnols. Du même auteur j’avais acheté plus tard un autre livre sur la conquête du Mexique par Cortès.
Je crois que j’ai fait cette recherche afin de tenter de m’expliquer le plaisir que je ressens de ce temps-ci à traduire en français El Establecimiento de la Dominacion Espanola en Colombia, un livre de l’historien colombien Jorge Orlando Melo. C’est vraiment très intéressant de lire l’histoire de la découverte des Amériques à travers le regard d’un latino-américain. À côté de cela, les livres qui racontent cette histoire en français sont, à mon avis, d’une fadeur incommensurables.
Avant d’aller voir le film, j’ai relu le premier chapitre de L’Oeuvre au Noir. Zénon, le personnage principal, est en route pour Compostelle où il compte aller étudier l’alchimie auprès d’un vieux savant. En chemin, il rencontre Henri-Maximilien, son cousin, qui, lui, est en route pour s’engager dans l’armée de François 1er alors en lutte contre Charles Quint. Contrairement à Zénon, qui entend développer son esprit loin des inepties de ce monde, Henri-Maximilien veut connaître la gloire à travers la guerre. Zénon veut parcourir le monde, non pour le conquérir, mais pour l’étudier, car «Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison ?» et il est persuadé que quelqu’un l’attend là-bas au-delà des Pyrénées. Qui, lui demanda Henri-Maximilien ? «Moi-même» lui répondit Zénon.
Le film de Marilù Mallet m’a déçu. À mon avis sa réalisation n’est pas à la hauteur du grand personnage dont elle veut cerner la vie. Tout le long du film, des scènettes reconstituent certains moments de la vie de Marguerite : enfant, adolescente, jeune adulte... en prenant comme décor les lieux où ces moments ont pu se passer. C’est très faible en comparaison des bouts d’entrevues où on peut voir et entendre Yourcenar. Les entrevues où certaines personnes, dont plusieurs québécois, qui l’ont connue raconte leurs rencontres avec elle sont intéressantes, mais sans plus.
jeudi 6 octobre 2011
Hitler et le mal absolu
Cette semaine, j’ai eu connaissance d’une conférence à l’institut Goethe de Montréal sur L’attentat, un roman de l’écrivain hollandais Harry Mulisch. Comme le sujet traité dans ce livre m’intéressait : l’histoire d’un homme dont toute la famille a été assassinée par les allemands en 1945 parce qu’un policier collaborateur a été exécuté devant leur maison par la résistance hollandaise. Tout au long de sa vie, diverses rencontres vont lui apporter des explications de plus en plus complexes et ambigües sur les raisons de la mort de ses parents et de son frère.
Je n’avais jamais entendu parler de cet écrivain, mais par curiosité j’ai fait une recherche sur lui et j’ai voulu me procurer ce livre avec l’intention d’aller à la conférence. Comme je n’ai pu le trouver ni à la Bibliothèque Nationale ni dans le réseau de la ville de Montréal, j’ai fait le tour de diverses librairies pour arriver au même résultat, sauf que j’ai pu mettre la main sur un autre de ses romans, Siegfried, dans lequel un célèbre romancier raconte comment il a pu faire connaissance avec un couple qui a élevé le fils d’Adolf Hitler et d’Eva Braun. Une fiction qui essaie de contribuer à l’énigme du mal absolu.
J’ai commencé à le lire. Oui, je sais, je suis déjà en train de lire Les Corrections de Jonathan Franzen, que j’apprécie d’ailleurs beaucoup plus depuis que je suis arrivé dans la partie où le personnage de Denise, la plus jeune de la famille, est présenté ; mais, c’est comme ça, il y a parfois des urgences dans mes lectures qui exigent un abandon temporaire d’un livre pour un autre. On dit de Mulisch que c’est un écrivain d’une grande érudition. Je m’en rends compte. Ses références à Goethe, Shakespeare, Strauss contribuent en effet à élargir mes connaissances, mais j’avoue que je dois pédaler fort pour ne pas perdre le fil. Les circonvolutions de sa pensée sont aussi d’ailleurs assez complexes, mais n’empêchent pas d’être captivé par le récit, car comme le dit l’éditeur sur la quatrième de couverture c’est un conteur exceptionnel. Entre temps, j’ai vu sur le site internet de l’institut Goethe de Montréal que L’attentat est disponible dans certaines librairies.
Cependant, ce qui m’a initialement donné envie d’écrire quelque chose là-dessus et de le publier ici est une phrase que j’ai trouvé dans Siegfried : même si «Staline et Mao avaient, eux aussi, ordonné des massacres, ils n’étaient pas énigmatiques. Aussi, leur avait-on consacré beaucoup moins de livres... Hitler était unique en son genre. C’était peut-être l’homme le plus énigmatique de tous les temps». Cette affirmation m’a agacée. Je ne crois pas que Hitler est plus énigmatique que Staline ou Mao ou qu’il soit plus que ceux-ci l’incarnation du mal absolu. Je crois plutôt que ce sont de pauvres types qui ont été complètement dépassés par l’ampleur que l’Histoire a donné à leur personnage. Je ne crois pas que Hitler se voyait comme une incarnation du mal. Au contraire il a fait tout ce qu’il a fait pour le bien de l’Allemagne. Mais disons qu’il s’est un peu écarté en chemin et que finalement il s’est retrouvé seul avec lui-même un certain jour d’avril 1945. À suivre...
Je n’avais jamais entendu parler de cet écrivain, mais par curiosité j’ai fait une recherche sur lui et j’ai voulu me procurer ce livre avec l’intention d’aller à la conférence. Comme je n’ai pu le trouver ni à la Bibliothèque Nationale ni dans le réseau de la ville de Montréal, j’ai fait le tour de diverses librairies pour arriver au même résultat, sauf que j’ai pu mettre la main sur un autre de ses romans, Siegfried, dans lequel un célèbre romancier raconte comment il a pu faire connaissance avec un couple qui a élevé le fils d’Adolf Hitler et d’Eva Braun. Une fiction qui essaie de contribuer à l’énigme du mal absolu.
J’ai commencé à le lire. Oui, je sais, je suis déjà en train de lire Les Corrections de Jonathan Franzen, que j’apprécie d’ailleurs beaucoup plus depuis que je suis arrivé dans la partie où le personnage de Denise, la plus jeune de la famille, est présenté ; mais, c’est comme ça, il y a parfois des urgences dans mes lectures qui exigent un abandon temporaire d’un livre pour un autre. On dit de Mulisch que c’est un écrivain d’une grande érudition. Je m’en rends compte. Ses références à Goethe, Shakespeare, Strauss contribuent en effet à élargir mes connaissances, mais j’avoue que je dois pédaler fort pour ne pas perdre le fil. Les circonvolutions de sa pensée sont aussi d’ailleurs assez complexes, mais n’empêchent pas d’être captivé par le récit, car comme le dit l’éditeur sur la quatrième de couverture c’est un conteur exceptionnel. Entre temps, j’ai vu sur le site internet de l’institut Goethe de Montréal que L’attentat est disponible dans certaines librairies.
Cependant, ce qui m’a initialement donné envie d’écrire quelque chose là-dessus et de le publier ici est une phrase que j’ai trouvé dans Siegfried : même si «Staline et Mao avaient, eux aussi, ordonné des massacres, ils n’étaient pas énigmatiques. Aussi, leur avait-on consacré beaucoup moins de livres... Hitler était unique en son genre. C’était peut-être l’homme le plus énigmatique de tous les temps». Cette affirmation m’a agacée. Je ne crois pas que Hitler est plus énigmatique que Staline ou Mao ou qu’il soit plus que ceux-ci l’incarnation du mal absolu. Je crois plutôt que ce sont de pauvres types qui ont été complètement dépassés par l’ampleur que l’Histoire a donné à leur personnage. Je ne crois pas que Hitler se voyait comme une incarnation du mal. Au contraire il a fait tout ce qu’il a fait pour le bien de l’Allemagne. Mais disons qu’il s’est un peu écarté en chemin et que finalement il s’est retrouvé seul avec lui-même un certain jour d’avril 1945. À suivre...
vendredi 30 septembre 2011
Les Corrections de Jonathan Franzen (2)
Cela fait quelques semaines que j'ai commencé ma lecture du roman de Franzen et je ne peux pas dire que c'est la grande passion. Il me déprime pas mal et je m’empresse pas trop dans ma lecture. La trame narrative se limite à raconter les pensées des membres de la famille Lambert : Enid et Alfred, ainsi que leur trois enfants : Gary, Chip et Denise. Alfred est un ingénieur à la retraite d’une compagnie de chemin de fer du Kansas. Il a la maladie de Parkinson et peut-être aussi qu’il est Alzeimer. Son univers mental est longuement reproduit et c’est assez pénible. Cette semaine, j’ai lu quelques pages où il dialogue avec un étron qui le harcèle et menace de beurrer partout. Enid est plus conventionnelle, mais heureusement ses pensées ne prennent pas trop de place dans le livre. Chip est plus intéressant. Il vient de perdre son poste de professeur dans une riche université privée pour avoir eu des rapports sexuels avec une de ses étudiantes. Sa tentative d’écrire un roman est un flop absolu et il est en pleine déroute financière. Gary est le père de trois enfants et il est très dépressif. Sa femme et lui se livrent une guerre pour savoir s’ils iront ou non chez les parents de Gary à Noël. Bien que je sois rendu aux deux tiers du roman, Denise, la plus jeune, m’est presque totalement inconnue. Nous n’avons pas encore eu droit à ses pensées intimes. C’est peut-être mieux ainsi car pour l’instant elle m’apparaît être la plus saine de la famille.
Par contre, si cette lecture ne m’enthousiasme pas vraiment, je suis très content du regain d’intérêt que je porte à l’écriture de mon roman. Je travaille certains passages clés qui m’insatisfaisaient et m’empêchaient d’avancer.
lundi 19 septembre 2011
Dennis Lehane - Un Dernier Verre Avant la Guerre - un roman entièrement rédigé au passé composé et à l’imparfait
Cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé, très longtemps. J’ai lu «Un dernier verre avant la guerre» de Dennis Lehane en une seule journée ou, quasiment en une seule journée, puisqu’il ne me restait plus qu’une cinquantaine de pages quand je suis allé me coucher ce soir-là.
Dennis Lehane, c’est l’écrivain qui est l’auteur des romans dont sont tirés Mystic River de Clint Eastwood, Gone Baby Gone de Ben Affleck, Shutter Island de Martin Scorsese, et, tout dernièrement, The Given Day de Sam Raimi.
Il est aussi l’auteur d’une série composées de six romans ayant pour protagonistes principaux Patrick Kenzie et Angela Gennaro, un couple de détectives privés. «Un Dernier Verre Avant la Guerre» est le premier de cette série.
À mon avis, les traits des personnages sont beaucoup trop lourdement dessinés, les capacités physiques de Kenzie sont surhumaines et l’intrigue est plus ou moins plausible. Tout ce qu’il faut, donc, pour faire un bon thriller ! Je blague... Disons que dans l’ensemble ça se tient, mais ce qui fait la force d’attraction du récit c’est le fait qu’il soit entièrement rédigé au passé composé et à l’imparfait. Cela donne au lecteur une impression de véracité malgré toutes les invraisemblances.
Personnellement, découvrir ce livre fut un choc, car, malgré les avis contraires, j’utilise le passé composé et l’imparfait dans le roman que j’essaie présentement d’écrire. Cela m’encourage, quoique cela n’enlève rien aux difficultés que je rencontre dans l'utilisation de ces temps.
lundi 12 septembre 2011
Les Corrections de Jonathan Franzen
Je viens de m'acheter Les Corrections de Jonathan Franzen et c'est une belle découverte. Cela faisait un bout de temps que j'en entendais parler surtout depuis la publication de son dernier roman Freedom, mais je ne me décidais pas à le lire. C'est certain que je préférais lire Les Corrections avant Freedom.
La semaine passée je l'ai feuilleté chez Renault-Bray, mais le prix a stoppé mon impulsion : une quarantaine de dollars. Je me suis dit que je pourrais peut-être le trouver à la bibliothèque. Jeudi soir, en faisant une marche, j'ai fait un autre arrêt chez Renault-Bray, juste pour voir, et là j'ai vu qu'ils avaient Les Corrections en livre de poche pour 17 dollars. Je l'ai aussitôt acheter. À ce prix là, c'est à peine plus cher qu'une soirée au cinéma et beaucoup moins cher qu'un repas au resto.
Depuis, je me délecte malgré son affreuse traduction française. Faudrait que je mette la main sur certaines pages de la copie anglaise pour voir si la traduction a du sens. J'ai l'impression qu'il a traduit certaines phrases au mot à mot.
Je me suis remis un peu plus sérieusement aussi à l'écriture de La Question du Temps que j'avais passablement négligée au cours de l'été. Il faisait trop chaud et la chaleur me porte encore plus que d'habitude à la procrastination.
En plus, j'ai participé à un concours de nouvelle sur le site Plume d'argent. Il fallait écrire un texte de 500 mots sur le thème de la fin du monde. J'ai écrit le mien en moins de trente minutes, mais ça m'a pris deux jours à me décider de l'envoyer. Je l'ai fait hier soir, et ce matin j'avais déjà 3 commentaires. C'est stimulant. J'ai lu quelques textes des autres participants et, franchement, certains sont très bons. C'est sûr qu'une grande partie sont dans le style de la littérature fantastique ou fantasy que la plupart des autres publications sur le site, car la moyenne d'âge est très jeune, mais quand même il y en a qui se distinguent.
J'ai beaucoup de travail cette semaine, car je dois remettre le logement en état avant vendredi, jour d'arrivée de ma colombienne. Le grand retour après un séjour de 5 mois dans son pays.
Et puis, j'ai des devoirs à faire pour mon cours de mercredi en espagnol.
J'aime l'automne. C'est ma saison préférée.
mercredi 7 septembre 2011
The Debt - L'affaire Rachel Singer
Bien que la critique du Voir n'était pas très bonne, j'ai été voir The Debt.
J'ai aimé la plus grande partie du film. Le montage entre les scènes qui se passent en 1965 et celles de 1995 est bon, le suspense est bien mené et contrairement au critique du Voir j'ai grandement apprécié ce qu'il appelle les "cancreries" des trois jeunes agents du Mosad. Les tensions provoquées par le triangle amoureux qu'ils forment sont à mon avis tout à fait plausibles.
Le point faible du film réside dans sa fin pas du tout crédible où l'on voit un homme de plus de 90 ans se battre à mort contre une femme qui est dans la soixantaine assez avancée. C'est assez typique du cinéma américain. Alors que depuis le début, même dans les moments les plus critiques, les protagonistes restaient de dimension humaine, voir une femme être encore capable de donner des coups à son adversaire après s'être fait enfoncer une paire de ciseau dans la poitrine et ensuite dans le ventre me paraît invraisemblable. De plus, le fait qu'elle arrive en Ukraine afin de retrouver l'homme qui lui a échappé trente ans plus tôt la veille même d'un rendez-vous qu'il a avec un journaliste afin de tout révéler n'est absolument pas croyable. Sans parler de l'habilité de Rachel à parler ukrainien et de son hyper habilité à s'introduire dans les bureaux du journal où travaille le journaliste qui doit interviewer l'ex-bourreau nazi après ses heures d'ouverture. À un moment donné elle oublie sa lampe poche sur le bureau alors qu'elle doit se cacher pendant que deux jeunes journalistes reviennent dans les locaux du journal pour y faire l'amour. La caméra insiste pour nous montrer la lampe de poche rouler par terre, mais cela n'a aucune incidence sur la suite du récit. Peut-être que le réalisateur a tenté ainsi d'augmenter le suspense.
Donc, tout aurait été beaucoup mieux si le réalisateur aurait retranché les 20 dernières minutes du film.
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